Encore eut-il fallu que je le susse ...


Je l'avais fait tourner en bourrique, une bonne partie de la matinée. Il avait été patient et ses menaces restaient joyeuses. Du moins, je le croyais.

"Mets-toi (en te)nue, et va m'attendre sur le tapis."

Sa voix ne souffrait aucun compromis. Mais je m'offris quand même le luxe de renâcler. Un peu. Ses yeux me disaient que j'allais le payer. Il continuait à vaquer à ses occupations, m'ignorant superbement. Alors comme je n'avais plus de public, je traînais des pieds pour me mettre en position. Je m'ennuyais toute seule, à poil et en tailleur. Je jouais avec les longues boucles du tapis. Je lui faisais des mini-tresses et je lui demandais si ça lui plaisait. Fallait-il que je sois bien désœuvrée ...

"À quatre pattes."

S'il te plaît, c'est trop demandé. Il m'avait braquée. Je ne savais pas que j'allais être punie sévèrement pour mon comportement qui laissait à désirer. Je croyais que ça l'amusait, au moins un peu. Je n'avais pas eu le temps de m'y préparer, de peser le pour et le contre. Prise complètement au dépourvu, j'aurais du mal à obéir, surtout s'il n'y mettait pas les formes.

"Allez.

- C'est bon, je suis déjà par terre ..."

Je continuais de coiffer le tapis.

"Non, c'est pas bon ..."

Joignant le geste à la parole, il me releva, agrippant mes cheveux.

"Aïe."

 Okay, il ne plaisantait plus à présent.

"À genoux.

- Ça servait à quoi de me relever ..."

Mes mains ne seraient pas occupées à tenter de soulager la tension capillaire, je les aurais plaquées sur ma bouche. Apprends à te taire un peu.

"Tu cherches ? Tu vas être servie."

Il me plaqua contre le mur nu. Comme une délinquante. Sauf qu'aujourd'hui, ça ne m'excitait pas cérébralement. Ma chatte serait peut-être dégoulinante mais ma tête restait imperméable. Je cherchais surtout à me tirer de ce mauvais pas. Il n'avait que faire de mes excuses et semblait si déterminé. Il pourrait me punir, bien sûr. Mais j'avais simplement besoin que la tension redescende d'un cran.

Les mains au mur, les jambes écartées, je lui tendais ma croupe. Le suppliant, vainement. Je me retournais pour capter son regard, le faire rire, obtenir gain de cause. Mais il me remettait en place, à chaque fois plus durement.

"Cinq coups de canne. Ça devrait te rendre aimable. Écarte plus et cambre-toi. Mieux que ça."

Oh non, s'il te plaît. Ma chatte allait prendre quelques coups. Je me dérobai à sa poigne. Pas longtemps. Il semblait encore plus énervé.

"Monsieur, s'il vous plaît. On oublie ça et je me mets à quatre pattes, à genoux, ce que vous voudrez, s'il vous plaît. Je suis sage, j'arrête. Promis."

Il me lâcha deux secondes pour finalement prendre la plus fine baguette. Elle serait capable de faire jouir mon corps. Mais ma tête la haïssait. J'allais morfler, si j'en doutais encore.

"Obéir, c'est possible, oui ?"

J'avais envie de lui demander pardon mais je sentais tellement d'agacement, voire de déception. Cela me rendit muette.

"Tu comptes."

Oh non.

Le premier coup, ma voix, un chuchotement haletant. Le deuxième, je soufflais comme un bœuf. Noyant le chiffre dans mes expirations. Il ne me fit pas l'affront de me faire répéter. Le troisième, un cri. Je m'éloignai, me retournant, implorante.

Il m'attrapa par les cheveux. À genoux devant lui, je n'avais que peu de doutes sur ce que je devais faire, pourtant je restais immobile. Il s'en chargea alors lui-même. Il défit sa ceinture, et fit glisser sa braguette. Il me força à l'aider pour la suite. Je n'osai plus protester, j'avais tellement peur qu'il finisse la série à la baguette. Je sortis sa queue de son boxer. Déjà au garde à vous. Je suspendis mes gestes. J'avais besoin qu'il m'oblige pour la suite, je ne pouvais pas m'imaginer prendre les devants. Sans doute pour me punir de mon manque d'entrain, il me tapota abruptement la joue. Avec sa queue. Me tenant toujours par ma tignasse en bataille, je ne pouvais m'y soustraire. Je battais instinctivement des paupières pour supporter son agression. J'aurais aimé savoir rester de marbre pourtant. Je n'arrivais plus à réfléchir, je subissais. Au bout de quelques secondes, je compris enfin sa requête muette et j'ouvris la bouche. Pas grand. Mais cela lui suffit et il s'engouffra. Il me baisait plus que je ne le suçais. De temps en temps, il se retirait pour me bifler, encore. Déposant ma salive sur mes joues. Celle qui coulait sur mes lèvres et mon menton ne lui suffisait pas. Me relevant un peu, il se pencha vers moi pour constater mon excitation. Il n'y avait pas que ma salive qui coulait. Je rougis violemment. Et ses claques n'y étaient pour rien.

Oui, Monsieur j'aime quand tu m'utilises comme la dernière des catins. Ces mots resteraient au chaud sous mon crâne. Je n'avais pas le cran.

Il dut me juger mûre car il me remit sur pied sans prévenir.

"Tu me dois encore quelques coups. On double ?"

Quoi ?!

J'avais envie de pleurer. Mais, il m'avait sous sa coupe et je le laissais me remettre en position. Je criais, parfois. Haletais, souvent. Bougeais beaucoup. Il ne se laissait pas attendrir par mes manœuvres. Je pris les sept restants qu'il voulait me donner.

À la fin, ma rosée luisait joliment sur son parquet. J'avais détesté et eu un mal de chien à encaisser pourtant ...




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