T'as fait pleurer Mirza

Tu m’avais laissée sur ton lit. Nue. Poisseuse de sueur, de larmes et de notre désir. Attachée en prosternation forcée, les mains dans le dos. Ma culotte scotchée dans la gueule. Tu t’étais rhabillé me flattant la croupe gentiment. T’étirant pour me narguer et puis tu avais fumé ta clope à ta fenêtre. Au bout de deux minutes, j’avais frissonné. Tu l’avais éteinte en soupirant et fermé le battant. Négligemment, tu avais jeté un plaid sur mon petit corps, ne le recouvrant que très sommairement. Tu avais mis tes chaussures sous mes yeux stupéfaits.

Non, ce n’était pas possible. Tu bluffais…

Et puis quand tu as passé la porte, sourd à mes geignements. Je me suis rendu à l’évidence, il m’avait laissée. Encore. Quelques minutes plus tard, tu es revenu. Un paquet à la main.

"Je plaisante. J’ai vu le facteur de loin. Un colis. … Tu crois vraiment que j’en ai fini avec toi, petite poupée de scotch ?"

J'étais soulagée que tu ne m'abandonnes pas vraiment mais ta feinte puérile m'a mise en rogne. Tu me fais marcher et moi, je cours. Je sens des larmes me monter aux yeux. Je m'interdis de pleurer pour un connard pareil. Ça a l'air de fonctionner pour l'instant. Je m'agite, tu attends quoi pour me détacher, le dégel ?

Tu sembles réfléchir. Je grogne plus fort derrière mon bâillon, je m'étouffe avec ma salive.

"Tu sais, ma petite, quand on salit, il faut nettoyer."

Je te jette un regard mauvais et puis je me demande si tu ne vas pas me faire lécher mes gouttes de cyprine que j'ai laissé tomber comme un Petit Poucet… Qu'est-ce que tu vas faire ?

Un frisson me parcourt le dos, j'ai froid.

Dans tes bras, j'ai l'air d'un paquet cadeau mal foutu. Sur mon dos, ton sperme à moitié sec tache ta chemise mais tu sembles t'en moquer. J'essaie de deviner tes intentions en scrutant ton visage mais je n'arrive pas à savoir si c'est la fin de mon calvaire ou non. Tu m'assieds dans la douche. Les os de mon cul strié par tes soins quelques heures plus tôt me font mal, le carrelage est froid dans mon dos. Mon front se plisse et derrière le bâillon, je claque des dents. Tu me l'enlèves peu délicatement.

"C'est comme un pansement, à retirer d'un coup sec."

Je hurle.

"Mais va te faire foutre !"

Ma colère m'empêche de fondre en larmes, tu m'as épuisée. Je caille, j'ai mal, et tu ris encore.

Tu tournes le robinet, tu inondes mon visage d'eau froide, je crie de plus belle. Tu coupes l'eau. Ton écharpe collante de ton sperme et ta corde prennent l'eau. Je tousse comme une tuberculeuse.

"Comment tu parles encore ? Tu n'en as pas eu assez, c'est ça ?"

Je me concentre sur ma rage, tu me détacherais maintenant, je te boufferais le nez. Tu commences à comprendre que même si tu as eu mon corps, mon esprit ne te reconnaît pas la victoire pour autant. Je tremble de partout et la seule chose que je veuille vraiment, c'est te coller une gifle.

"Tu es toute sale, ma petite. Avant, on avait une méthode de lavandière pour les taches."

Je fronce les sourcils, où veux-tu en venir encore ? J'ai du mal à réfléchir.

Tu fais glisser ta braguette et sors ta queue. Tu commences à me pisser dessus, je n'en crois pas mes yeux. J'essaie d'esquiver ton jet, je crie, je te menace, te supplie. Tu n'en as rien à faire. D'une main, tu tiens ta bite, l'orientant à ton gré, de l'autre tu me maintiens contre le mur, immobile.

"Ouvre la bouche."

Au moins ça me fait taire. Les yeux écarquillés, je secoue la tête.

"L'urine de dix jours, tu connais ? Tu m'excuseras Princesse j'ai que ça sous la main… Et comme l'eau a l'air de te faire hurler…

- Connard !"

Je n'ai pas pu m'en empêcher. Ce n’est pas la première fois, ni la dernière. Mais là tu sembles décidé à ne plus laisser passer.

Tu me pinces le nez, forçant mes lèvres à se desserrer après avoir essayé l'apnée.

Tu me gratifies de tes dernières gouttes.

"Avale ou j'épluche un gingembre."

Mon ventre se tord sous la menace. Je suis quand même tentée de tout te cracher à la gueule…

J'hésite un peu et puis je me résous la mort dans l'âme à ne pas tenter le diable. Je ne ferme pas la bouche, je laisse couler ta pisse le long de mon menton, accompagnée par ma bave, puis je suis naturellement contrainte de reprendre mon souffle et d'avaler ma salive. Je grimace. Davantage pour l'idée que le goût.

Je sens que tu vas quand même me punir pour avoir désobéi. J'aimerais bien t'y voir à ma place !

"À ton tour maintenant."

Je ne comprends pas, tu prends ça pour de la défiance. Alors tu me bascules la tête dans ton urine qui s'écoule encore vers la bonde, me saisissant par la tignasse.

Mes genoux frottent contre le bac à douche.

"Aïe, attention mes genoux !"

J'ai failli ajouter un s'il te plaît que je tais aussitôt.

"Dépêche-toi alors. Tu auras moins mal.

- Enfoiré !

- Au moins ça change de connard. C'est bien."

Tu raffermis ta prise, ma joue est plaquée plus fortement contre le sol. J'essaie de bouger les bras et les jambes pour me libérer mais ça ne fait qu'accentuer la pression.

"Pisse-toi dessus. Je te regarde."

Je rougis tout ce que je peux. Tu as découpé chaque mot pour qu'ils s'impriment bien dans ma petite cervelle. Il va finir par réellement me faire pleurer ce con.

"T'es taré…"

Ma voix s'est brisée, évidemment que je vais me mettre à chialer…

"Attends-moi là, bouge pas."

Je peux pas vraiment, si t'avais pas remarqué. Je lève les yeux au ciel, tu t'en moques. J'essaie quand même de me redresser alors que tu retournes dans la chambre, mes muscles endoloris sont trop fatigués. J'ai des crampes et des fourmis un peu partout. La corde blesse ma peau à chaque mouvement trop brusque. Je sens que des larmes coulent silencieusement. Je tourne la tête pour te les cacher alors que tu pousses la porte.

"Détache-moi. S'il te plaît."

Je renifle, tu ne peux plus ignorer que je suis prête à beaucoup pour obtenir gain de cause.

Tu augmentes le chauffage, je tremble moins.

"Pas encore tout de suite. Obéis, ce sera moins long.

- Je peux pas…"

Je pleurniche la tête dans la douche. Je suis pitoyable. Et d'ailleurs tu as presque pitié. N'es-tu pas déjà allé trop loin ? Et puis, même ainsi je te donne envie de toucher mes limites. Il sera encore temps plus tard de rebrousser le chemin, si besoin.

Tu tiens mon gode à la main et le lave dans ton lavabo.

"Je vais t'aider."

Je tourne un peu la tête dans ta direction. Voyant la lueur d'espoir au fond de mes iris, tu ne peux t'empêcher de la tuer.

"Tu as de la chance, j'utilise du savon pour le nettoyer… Pas ta bouche."

Tu te sentais obligé de bien expliciter. J'écarquille les yeux de frayeur, tu es satisfait. Tu me tournes dans ton axe. Ma joue rape un peu contre le sol carrelé, je râle. Tu ris encore. Je commence à en avoir assez. Mais tu ne veux pas bâcler le dernier acte. Le nôtre.

"Allez, obéis."

Le silence te répond.

"Comme tu voudras."

Tu t'agenouilles près de moi, glisses tes doigts sur ma chatte.

"Y'a peut-être pas besoin… Enfin bon…"

Tu laisses le lubrifiant goutter sur mon anus qui est encore légèrement ouvert et tu entreprends de mettre le gode en place.

"C'est trop…"

Je gémis, me débattant vainement dans mes liens.

"Mais non, mais non… Tu y arrives très bien."

J'ai une sensation de gêne dans mon ventre. Tu passes une main réconfortante sur le bas de mon dos et commences de doux va-et-vient. Je gémis encore. Plus doucement cette fois. Je suis trop épuisée pour lutter, je ne suis plus qu'un réceptacle, vaguement encore humain. Tu cherches de l'eau tiède et passes le jet sur mon corps. Tu continues à m'enculer en douceur, de temps en temps. L'eau ruisselle parfois sur mon urètre mais ma dernière armure ne veut pas s'avouer vaincue, je suis bloquée.

"Allez..."

C'est presque un encouragement pourtant je sens que ta patience a des limites.

"J'ai mal… S'il te plaît.

- Bientôt. Il ne tient qu'à toi…"

Je pleure vraiment. Ma vessie est bloquée, je n'y arrive pas. Tu me consoles comme si j'étais une gosse qui avait trébuché et qui s'était mise à pleurer plus de peur que de mal. Tu tâtes mon ventre mou et trouves ma vessie, tu appuies à intervalles irréguliers, variant la pression. J'essaie encore de maîtriser alors tu me godes plus fort. Je te supplie encore mais tu ne m'écoutes pas. Ne pouvant plus être au four et au moulin, je lâche prise en éclatant en sanglots. Mon corps est parcouru de spasmes, je ne sais si c'est de détresse ou de soulagement. Tu es vaguement inquiet, j'ai arrêté de te prier, ça suffit pour te rassurer. Je gémis en urinant sur mes pieds. Pire qu'une chienne. Comme une véritable souillon. 






Commentaires

  1. Intense! J'adore. Pire qu'une chienne. Je rêve qu'on me traite comme ça... :)
    Par ailleurs, problème d'affichage: les images "Les plus lus du moment" apparaissent par-dessus le texte et en cache une bonne partie. Pas moyen de virer ça?

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